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Start-Up High Tech, du financement à l’introduction en Bourse.
Introduction
"Les start-up à croissance rapide ont émergé comme dans agents économiques puissants aux Etats-Unis, générant des milliers d'emplois, diffusant la connaissance technologique et créant une culture de l'innovation se propageant comme une onde à travers toutes les autres milieux d'affaires. En fait, leur impact a changé le business global du monde", explique David BenDaniel, professeur d'entrepreneuriat à l'université Cornell Johnson.
1 - Les start-up et leurs financements.
Plusieurs faits sur les start-ups high-tech typiques contredisent les stéréotypes populaires. Les chances sont de six sur un million pour qu'une idée de business high-tech devienne finalement une entreprise à succès introduite en Bourse.
Voici les nombres réels :
- Moins de 20% des start-up financées s'ouvrent au marché boursier.
- Les fondateurs-PDGs détiennent moins de 4% de leur entreprise high-tech après l'introduction en bourse, bien que certains booms comme dans les premières années Internet puissent augmenter ce chiffre à 10% et plus.
- La plupart des business plans de start-up ne sont pas assez élaborés, et par conséquent ne sont pas bien reçus.
- Les sociétés de capital-risque (Venture Capitalist) financent seulement six pour 1000 des business plan reçus, en moyenne.
- Les investisseurs des sociétés de capital-risque possèdent 50% à 70% de la start-up au moment de l'introduction en bourse.
- Les fusions ou liquidations concernent 30% des start-ups.
- La faillite touche 60% des entreprises high-tech ayant réussi à obtenir un financement.
- Avoir un fondateur qui a déjà été un directeur d'entreprise augmente de beaucoup la chance pour une firme d'avoir son financement.
- Environ 10 milliard de dollars sont engagés par les sociétés de capital-risque, gérés par plus de 2000 personnes dans plus de 500 firmes, majoritairement aux Etats-Unis, particulièrement la Silicon Valley, le reste dans une proportion moindre en Europe et en Asie.
- Les investisseurs demandent un retour sur investissement de plus en plus haut, les fondateurs devant aujourd'hui laisser une part plus grande de leur entreprise qu'auparavant.
Les investisseurs individuels appelés "angels" (anges), permettent aux start-up de prendre leur envol et souvent agissent en tant que conseillers avant que celles-ci ne cherchent la prochaine ronde de financement auprès des sociétés de capital-risque.
Certains start-ups (« Bootstraps ») obtiennent aussi leur première étape de financement avec les capitaux apportés par les fondateurs, leurs amis ou leur famille.
Alors que les premiers financements marquent le commencement d'une entreprise, la capitalisation est en fait un processus ne se terminant jamais. Les dirigeants sont continuellement concernés par l'augmentation de capital de l'entreprise, bien après que celle ci soit fonctionnelle et rentable. Cette atmosphère permanente de grand stress n'a pas cependant, d'après des études, de conséquences pires que celles dans les autres métiers high-tech (burn-out, dépression …).
2 - Etapes de croissances
Le démarrage de la vie d'une start-up comprends plusieurs étapes clés : l'idée, développer l'idée, l'implication des fondateurs, la démission de son travail, créer un business plan, ressembler une équipe de management, augmenter le capital de départ, créer l'entreprise, ouvrir un bureau, construire votre premier produit ou service, seconde étapes de financement, lancement de votre premier produit, augmenter le fond de roulement, et conduire une introduction en Bourse (Initial Public Offering : IPO en anglais).
Les start-ups doivent avoir une aide légale solide dès le commencement pour faire face aux lois d'entreprise et à la propriété intellectuelle.
3 - Le Business Plan
Les sociétés de capital-risque rapportent que la plupart des business plans qu'ils reçoivent sont "tout simplement mauvais".
Les entrepreneurs obtenant un financement créent des business plans qui sont retenus car ils sont concentrés sur trois points :
1) Montrer les compétences distinctives de la start-up.
2) Montrer l'avantage compétitif de l'entreprise.
3) Montrer le plan de management pour soutenir cet avantage.
Le troisième point est d'importance cruciale. Les investisseurs veulent voir plus que de la technologie - ils veulent voir un plan qui montre un avantage.
Le timing pour envoyer votre business plan peut être délicat. Une société de capital-risque typique de 3 personnes reçoit un peu près 1000 business plan par an, soit environ quatre par jour. A ce rythme, simplement lire les plans peut prendre tout le temps disponible. Ainsi, les plans sont sélectionnés et seulement certains sont lus. Le reste est retourné entre un et quatre mois. Pour être sur que votre plan soit lu et considéré, utilisez ces capteurs d'intérêt :
- Commencer avec une introduction personnelle - Ceci est la recommandation de tous les experts, incluant les sociétés de capital-risque elles-mêmes.
- Prenez contact d'abord - N'envoyer pas votre plan avant au moins un entretien personnel.
- Ne soyez pas trop excité si un investisseur semble intéressé
- Racontez votre histoire - Montrez votre plan aussi vite que possible, de préférence au second entretien.
- Concentrez vous sur le cash - Traitez chaque contact comme étant partie de la négociation globale pour le capital.
- Réalisez que les business plans sont tout et rien. Les start-ups à succès abandonnent souvent leur plan original avec l'évolution des affaires.
- Ecrivez le résumé de votre demande - C'est ce que la plupart des lecteurs prendront le temps de lire avant de vous rencontrer.
- Ecrivez bien - La plupart des plans sont mal écrits.
- Le contenu compte mais gardez l'apparence simple, non surfaite. Une apparence professionnelle est importante mais ne surchargez pas votre business plan d'images ou d'annexes inutiles.
Le business plan devrait inclure :
- Résumé de la demande - Le but ce business plan, incluant le montant requis et comment il sera utilisé.
- Besoins du consommateur et l'opportunité d'affaire - La proposition d'idée de produit/service
- Stratégie Business et les étapes clés - Le plan doit dépasser la concurrence.
- Plan marketing - Solution de l'entreprise pour répondre au besoin de base, proposition pour le client idéal, segmentation et taille du marché, voies de distribution, partenaires, business model, image de marque, stratégie de vente, support après vente, prévision sur cinq ans, la concurrence, le positionnement et votre avantage compétitif.
- Plan opératoire - Plan pour la fabrication, site internet, locaux, et administration.
- Projections financières - Vue d'ensemble et hypothèses clefs, prévisions sur cinq ans, état de revenu, bilan comptable, et état des flux de trésorerie.
4 - Succès financier personnel.
Tout le monde a entendu un grand nombre de success stories sur des fondateurs et même leurs secrétaires qui ont gagné des fortunes instantanées quand leurs start-ups ont été introduites en Bourse. Due aux pourcentages que les sociétés de capital-risque possèdent, les fondateurs et employés possèdent rarement plus de 4% d'une entreprise au moment de l'introduction en Bourse.
Le haut du plateau a été établi par Netscape, qui a été introduit en Bourse seulement 16 mois après son financement. Une part de 1% valait $10.7 million de dollars au moment de l'introduction. Par contraste, une part de 1% de Microsoft valait $5.9 million après 11 ans.
La valeur médiane des entreprises au moment de leur introduction en Bourse est d'environ $1.5 million de dollars par chaque point de pourcentage.
Beaucoup de personnes rejoignent cependant des starts-up pour des raisons autres que l'argent : être part de l'idée gagnante, l'excitation de l'atmosphère, et la place pour la créativité et les brevets. Ils aiment la chance de pouvoir de présenter des papiers à des conférences techniques, des séminaires industriels, des salons, d’avoir l'attention des médias, de gagner des accolades avec le monde du business, de se développer personnellement et professionnellement, et d’avoir l'opportunité d'une promotion plus rapide.
5 - L’Introduction en Bourse
Le groupe de personnes qui s'assemble pour préparer l'introduction en Bourse d'une entreprise, va travailler en vase clos pendant une courte, et intense période. Elles commencent par écrire un prospectus puis, sur le marché américain, de préparer les documents en rapport avec la commission des valeurs mobilières et d'échange (Securities and Exchange Commission).
L'équipe inclus des avocats, des comptables, des banquiers d'affaires, et même des imprimeurs. Ces imprimeurs sont spécialisés dans l'impression - dans la plus stricte confidence - d'un large nombre de documents concernant des valeurs mobilières, comme des prospectus, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et de les distribuer en heure à virtuellement n'importe quel endroit du monde.
Tout est une question de timing dans la planification d'une entrée en Bourse. Attendre trop longtemps, et le business peut s'effondrer. D'un autre coté, attendre peut être productif s'il signifie de plus hautes ventes du produit (ou du service), et ainsi d'une plus grande valeur par action.
Les facteurs suivant déclenchent le timing de l'entrée en Bourse :
- La start-up a besoin d'un grand montant de capital
- Une introduction en Bourse coute moins qu'une nouvelle recherche de capital-risque.
- Tout le monde est prêt récupérer la mise et à devenir liquide financièrement, surtout les capitaux-risqueurs.
- La start-up est maintenant assez large et rentable pour être introduite en Bourse.
- Le marché boursier attend et guette de nouvelles introductions high-tech.
- Toute l'équipe veut le prestige de faire partie d'une compagnie high-tech qui a réussit.
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